Mediterranea Mundi

Dans le cadre de cette importante exposition collective regroupant une vingtaine d’artistes, la Galerie L&C Tirelli a le plaisir de présenter 4 artistes romains : Gianni Dessi, Andrea Aquilanti, Pietro Ruffo et Maurizio Savini.

Mediterranea Mundi….au carrefour de l’Histoire.
Gianni Dessi, une invitation au voyage.

L’exposition Terra Terre de Gianni Dessì, fut une sorte de « mise en bouche » de cette grande exposition collective.
La sculpture Uno qui sera à nouveau présentée dans le cadre de Mediterranea Mundi, lors de l’inauguration de l’artothèque, sera une oeuvre d’ouverture. Sculpture, blanche et noire, en fibre d’agave, polystyrol, résine et ciment, elle nait de la terre, prend forme, se réveille et se déploie au monde dans un univers encore inconnu… elle donne le ton, installe le cadre, nous guidera et il faudra accepter d’être pris à contre-pied, d’être embarqués dans une expérience différente, ouverte et individuelle…une invitation au voyage.

Catherine Tirelli
extrait du texte de présentation de l’exposition Terra Terre.

En immersion dans le travail d’Andrea Aquilanti.

Se confronter aux œuvres d’Andrea Aquilanti c’est s’immerger dans une légère brume qui, paradoxalement, nous permettra de mieux voir. Il y a une immense clarté dans son travail d’introspection et dans les œuvres, réalisées en « jouant » avec la lumière. Ses seuils et ses passages ancrent, même si son travail artistique semble empreint d’un sentiment d’évanescence.

Ginevra Sanfelice Lilli

Les territoires imaginaires et poétiques de Pietro Ruffo.

Avec la finesse et la poésie désabusée d’un conteur expérimenté Pietro Ruffo tisse inlassablement le fil entremêlé de ses passions diverses, sociologiques, scientifiques et intellectuelles et parvient à recréer, pour nous, une cosmogonie particulière par le biais de diverses métaphores. Ses cartes imaginaires dérivant d’une certaine manière de la cartographie scientifique lui permettent de définir nos rapports aux enjeux majeurs du monde, au temps et à l’infini. Et, tel un brouilleur d’imaginaires il fait appel à notre sensibilité, à notre capacité d’adaptation et nous met face aux défis qui transforment en permanence le monde et sa perception.

Ainsi, tout en suivant Pietro Ruffo dans ses territoires imaginaires pourrons-nous peut-être construire à notre tour une nouvelle terre promise au récit à la fois concret et poétique.

Catherine Tirelli
extrait du texte de présentation de l’exposition Mediterranea Mundi.

Dignité et humour, antidotes aux désordres du monde selon Maurizio Savini.

« Yo lo vi », titre donné par Goya à une oeuvre de la série Los Desastres de la Guerra.

Peu importe que Goya ait pu voir ou non les drames qu’il évoque en une protestation tenace et humaniste contre la guerre et ses ravages, ce qui importe c’est le rôle de l’artiste et sa manière  de « donner à voir », de donner forme à une représentation mentale.

Réalité des migrations, violence des guerres, loin de se jouer des émotions Savini explore cette réalité qui nous entoure et nous submerge et réussit peut-être a trouver le seul antidote aux désordres du monde, la dignité et l’humour. Comme Goya, Savini, dénonce avec force, il sait attaquer sans blesser, bousculer sans briser grâce à une forme d’humour mêlée d’une profonde connaissances des mythes et traditions romaines.

A chacun de nous de déterminer son approche, légère, indifférente ou au contraire interrogative….

Catherine Tirelli
extrait du texte de présentation de l’exposition Mediterranea Mundi.