Terra Terre, Gianni Dessì
Exposition à Istres, Polaris, 14 février – 4 avril 2026
En partenariat avec la Galerie L&C Tirelli, CH-1800 Vevey
C. Tirelli, Commissaire adjointe
Terra Terre, une invitation au voyage.
Cette exposition sera un voyage non seulement dans l’univers de Dessì mais surtout dans le nôtre.
L’artiste, en effet, nous invite à changer de point de vue et regarder différemment le monde qui nous entoure. En l’occurence tout commence dans l’espace de Polaris où une série de figures dessinées à même le mur, peintes sur divers supports ou sculptées vont nous accueillir, esprit ouvert et vigilance seront de mise, la scénographie de Dessì est sophistiquée mais accessible et laisse un réel espace de liberté.
Avant toute chose il est important de savoir que l’artiste, Gianni Dessì, est d’abord un sculpteur et un scénographe, puis un peintre, son approche spatiale est donc toujours un ensemble de projections de volumes et jeux de contrastes ombres et lumières au service d’une conquête multiple de la forme.
En franchissant l’entrée nous sommes immédiatement confrontés à Chiodo fisso, une oeuvre dessinée au fusain sur le mur et le sol, cette oeuvre donne tout le tempo de l’exposition et le dessein de l’artiste : nous prouver que nous sommes libres de voir, penser et choisir. Chiodo fisso une figure ou plutôt une forme, une image intérieure se répandant dans l’espace, dans le monde, une forme libre, développée sans toile, sans cadre vient nous rejoindre…seuls les fils métalliques, partant du coeur de la forme et accrochés aux murs de part et d’autre, marquent les différents point de vue possibles et donc nous obligent à concevoir l’image dans ses multiples facettes. Cette oeuvre résume la pluridisciplinarité de l’artiste, elle est à la fois sculpture, dessin, mise en scène.
Les autres oeuvres picturales, sur papier, sur toile, sur panneaux, sont disposées selon un tracé très organisé d’un espace à l’autre, il s’agit le plus souvent de visages anonymes et de corps, qui se tournent vers nous, nous regardent et nous questionnent. Nous sommes donc face à une forme de fluidité et, en se déplaçant devant les oeuvres, nous découvrons la richesse de la matière, ses mouvements, son intensité et ses nuances. Tout est toujours question de point de vue même quand il s’agit de mesurer le rôle de la gamme chromatique le plus souvent, hormis le noir et le blanc, réduite aux trois primaires. Nous voilà donc embarqués dans ce voyage dont la liberté est l’axe essentiel et, d’une oeuvre à l’autre, notre regard va se surprendre à chercher les pièges visuels, à découvrir des surfaces et des espaces différents.
Puis, bien sûr, que serait une telle exposition sans quelques sculptures ?….Elles sont au nombre de quatre, disposées le plus souvent au centre d’un espace. Uno ou Terra Terrae, oeuvre pratiquement éponyme du titre de l’exposition, répond à sa manière à l’idée d’ouverture annoncée par Chiodo fisso. Cette sculpture, blanche et noire, en fibre d’agave, polystyrol, résine et ciment nait de la terre, prend forme, se réveille dans sa forme circulaire et protectrice ,elle devra par la suite se déployer au monde dans un univers encore inconnu. Les trois autres sculptures sont des figures ou plutôt des visages placés sur un socle pour deux d’entre elles, Base per altezza et Camera picta et, la dernière, Senza titolo, est simplement posée à terre dans un tissage visuel de lignes tracées sur les murs et le sol, le but étant toujours de nous faire changer de point de vue.
En effet, la question du point de vue que l’on peut nommer approche optique est essentielle au travail de Dessì et, si cette approche apparait comme une évidence chez le sculpteur elle se joue chez le peintre dans un travail en relief de la matière qui à nouveau ne se perçoit que si nous prenons le temps de la découverte et de la lenteur. Mais souvenons-nous, rien de pédagogique ici, tout est toujours une invitation, invitation à entrer dans une boucle progressive et peu à peu élargie, passant de la thématique de l’identité à celle du miroir « Qui suis-je ? Qui sommes-nous ? ». Interrogation récurrente et existentielle.
Chez Dessì, tout est toujours question de réflexion, et, comme nous l’avons déjà dit à maintes reprises, de lenteur, de mesure et surtout de regard… Face à ses oeuvres, le spectateur doit savoir prendre le temps d’observer, d’aller au delà de la forme ou de la couleur parfois aveuglante, il doit accepter d’être pris à contre-pied et d’être embarqué dans une expérience différente, ouverte et individuelle…un voyage initiatique.
C. Tirelli, janvier 2026
Les artistes
ENTRE PRAGUE ET ROME / POSTCARD II
Lenka Falušiová, Peter Nikl, Milan Pekař, Jakub Vávra,
Ottavio Celestino, Sergio Scabar, Alessandro Valeri
Veronica Botticelli, Francesco Cervelli, Marco Colazzo, Gianni Dessi, Mauro Di Silvestre, Rossella Fumasoni.
Du 13 mai au 15 juillet 2020 la Galerie L&C TIRELLI et Jana DELAFONTAINE ont le plaisir de présenter ENTRE PRAGUE ET ROME / POSTCARD II, une exposition collective de dix artistes de la galerie.
Des artistes aux horizons différents nous offrent une pluralité de visions du monde.
Au plaisir de vous retrouver.
Luciano et Catherine Tirelli
Jana Delafontaine
9 novembre au 29 décembre 2017
La Galerie L&C Tirelli est heureuse de vous présenter Rouge et Blanc, une exposition née de l’imaginaire de trois artistes romains, Gianni Dessì, Mauro Di Silvestre et Ottavio Celestino et ayant pour thème la Suisse…
La Suisse défi structurel, la Suisse insaisissable et multiple, la Suisse et ses stéréotypes, la Suisse en proie à ses doutes, la Suisse engagée, écologique, réflexive, c’est un peu tout cela que l’exposition Rouge et Blanc tente d’exprimer et décline selon trois perspectives.
Gianni Dessì avec ses figures à la matière épaisse et dense alterne interrogation, doute et méditation.
Mauro di Silvestre joue sur l’identité et nous offre une vision du mythe suisse d’un point de vue extérieur en juxtaposant peinture, collages et symboles.
Ottavio Celestino, photographe profondément lié aux problématiques écologiques et sociales, propose lui les images d’une forêt enneigée, immaculée mais violée par une empreinte humaine.
Rouge et Blanc, trois perceptions, trois représentations, un engagement commun au nom de l’art.
Catherine Tirelli
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